Maintenant

La cité mystérieuse
à partir de 23 juin
Léon Spilliaert et Ostende

Il est incontestable que la ville d’Ostende, son caractère particulier de ville côtière, de ville portuaire et de ville mondaine a fasciné Léon Spilliaert dès son adolescence. Jeune homme il l’a parcourue sans cesse, de jour le long de ses avenues et ses parcs, de nuit il hante la digue et les galeries royales. Sa ville il la préfère lors des saisons creuses, quand elle semble offrir un refuge incertain aux âmes pénétrées de solitude et de mélancolie.

Son regard a recomposé maintes fois ensuite, à l’âge mur, ses mêmes lieux où la ville bruissait d’activités : dans le port de pêche, dans les quais de commerce, autour de la gare maritime, dans les jardins potagers et dans les entreprises aujourd’hui désuètes. Il a rendu avec nuance le changement d’atmosphère des environs urbains sans jamais se départir de son esprit d’observation original et personnel. Au gré des années les compositions se faisaient plus constructivistes, plus fantaisistes et même mystérieuses, introduisant parfois subrepticement un élan surréaliste.

L’exposition invite le visiteur à se promener avec l’artiste, entre 1904 et 1926, le long de la digue et la plage, à flâner sur les avenues et dans les parcs, à s’attarder dans le port de pêche et sur les quais de commerces et par le truchement d’une collection exceptionnelle de cartes postales vintage, à découvrir l’Ostende d’antan, ville à l’architecture combien innovante et élégante.


Anne Adriaens-Pannier

image: Le premier quai de commerce et la gare maritime du port d’Ostende, 1926,
Gouache, aquarelle sur papier, 349 x 258 mm